jeudi 25 juin 2009

Mildiou

Je ne suis pas viticultrice depuis assez longtemps, mais il paraît que avant, il y avait une année à Mildiou tous les 10 ans.
Depuis 2006, chaque année la pression du champignon a été très forte, mais il me semble que 2009 aura la palme.

Tâches de Mildiou le 11 juin à Avize
Sur le dessus de la feuille :

Et sur la face inférieure :

vendredi 19 juin 2009

Vigne en fleur



Des fleurs dont on ne fait de bouquets (ce ne serait pas très beau mais ça sentirait très bon !)
On voit bien sur la photo les trois différents stades : avant floraison, pleine fleur et immédiatement après la floraison, les grains fécondés.

Avec le petit coup de froid de la mi-juin, elle tire en longueur cette fleur... ce qui veut dire que les vendanges vont être longues aussi.

lundi 1 juin 2009

MillésimeS 2004, quelques remarques.



J'ai eu l'occasion de déguster à nouveau les MillésimeS 2004 ce dimanche à l'occasion de l'anniversaire de mon filleul Maxence, dont c'est l'année de naissance, A cette occasion, j'ai ouvert une bouteille d'Avize, jeune vigne et une bouteille de Verneuil.

Evidemment les conditions de dégustations n'étaient absolument pas les mêmes : il faisait très beau, installé sur la terrasse. Donc, pour moi c'était LE moment idéal pour boire le Chardonnay de Verneuil.

C 'est d'ailleurs celui que j'ai ouvert en premier.

Et ? beh non ...

Là, où je les avais dégustés en parallèle trois jours plus tôt, je les ai dégustés l'un après l'autre. Le Chardonnay de Verneuil dégusté seul et en premier, m'a semblé plus vif que dans mon souvenir, et plus court. Puis l'Avize à qui je trouvais qu'il manquait encore un peu d'élevage m'a semblé tout à fait équilibré...

Oui mais quelles auraient été mes impressions si j'avais ouvert l'Avize en premier ???

Y a t-il un dégustateur avec un palais absolu comme on peut avoir l'oreille absolue ? Qui ne soit sensible lors de la dégustation, ni à ce qu'il a mangé au petit-déjeuner, ni au soleil de mai qui chauffe agréablement les épaules, ni à ce qu'il a bu avant ?

...J'ai des doutes ...





vendredi 29 mai 2009

Pinot noir or Pinot meunier, that is the question


Une photo prise entre Mutigny et Avenay-Val-d'Or le 21 mai.
On voit bien la démarcation entre la parcelle du premier plan (Pinot Meunier) et les parcelles du fond (Pinot Noir).
On pourrait penser que quelqu'un a saupoudré la première parcelle d'un nuage de farine... d'où son nom de Pinot Meunier...

Meunier ... farine ... le meunier c'est celui qui fait la farine ... (juste pour ceux qui sont longs à la comprenette ...)

vendredi 22 mai 2009

Pendant ce temps-là, à la mère Fety - deuxième épisode


Bah oui, ça pousse. Aussi bien la vigne que le reste, ce qui est quand même normal en cette saison.
Sous le rang, c'est désherbé avec un défanant. L'alternative serait de labourer sous le rang ... mais bon, on verra ça l'année prochaine...

Enherber les vignes, ce n'est pas révolutionnaire, ce n'est pas non plus très compliqué alors, on pourrait même se demander pourquoi TOUS les vignerons ne le font pas.

Pour répondre à cette question, même si vous ne vous la posiez pas, je vais vous raconter une petite histoire, bande de petits veinards... je m'égare...

Avant, celui qui avait de l'herbe dans ses vignes, ce n'était ni plus ni moins qu'un mauvais vigneron. On craignait la concurrence entre les herbes et la vigne et les vignes devaient être propres, sans herbe !

Alors mettons-nous deux secondes à la place de ces vignerons, qui ont grandi et travaillé toute leur carrière à éviter d'avoir de l'herbe dans leurs vignes.

Pendant 20, 30, 40 ans, l'herbe dans les vignes c'était le symbole du mauvais vigneron !

Et maintenant, c'est tout le contraire ! L'herbe dans les vignes, c'est non seulement acceptable, mais c'est le signe d'un vigneron responsable, citoyen. En quelques années, la donne a changé du tout au tout.

Ce qui était inadmissible devient recherché, et ce qui était la norme devient méprisable.

Imaginez qu'on vous dise, à partir de maintenant, on ne dit plus "bonjour, monsieur" mais à la place "merde, connard". Avouez quand même qu'il faudrait un certain temps d'adaptation.

MillésimeS 2004 : le verdict !


Après le suspens absolument invivable, j'en suis sûr, qui a fait suite à mon dernier message, voici donc mes commentaires et mes reflexions sur la dégustation des MillésimeS 2004. (c'est un peu mon concours eurovision à moi ).

Je le rappelle, dégustation à l'aveugle, nous savions que nous dégustions les millésimes 2004, mais nous ne savions pas quel millésime était dans quel verre !

Je pensais pouvoir facilement les classer en deux catégories : les trois d'Avize ensemble et Verneuil, tout seul ... et bien ce n'est pas tout à fait aussi facile ... J'ai quand même réussi à les classer en 3 catégories (pour quatre champagnes, ça fait quand même beaucoup).


Mes impressions :
Le rouge : bouquet de fleurs blanches et d'agrumes typique des vins clairs d'Avize. Pour moi, celui-là, c'était Avize. J'en aurais mis ma main à couper (ma main gauche, tout de même).
Le jaune : très agréable, une belle fraîcheur acidulée, un peu court mais équilibré, un Champagne d'apéro en terrasse un soir d'été.
Le vert et le bleu dans la même catégorie : moins élégants, un peu plus rustiques. Le bleu avec une fin de bouche amère. En revanche, avec une belle longueur.

Mon pronostic :
Le rouge : Avize vieilles vignes batonnées. Pour moi, c'était le champagne qui devait exprimer le plus le terroir
Le jaune : Avize jeunes vignes. Peut-être une association d'idées, faut-il être jeune pour prendre l'apéro en terrasse les soir d'été ... à creuser ...
Vert et Bleu ... Bah ce qui reste ... sans trop savoir ...
Le verdict :
Le rouge : c'est avize (OUF ! ma main gauche est sauve) jeune vigne, à très gros rendements. En 2004 dans cette vigne, je parle de rendements qui sembleraient tout à fait indécents à tous les viticulteurs non champenois de la planète ! C'est pour ça que je ne vous donne même pas le chiffre.
Le jaune : Verneuil (jeune vigne, gros rendements également)
Le vert : Avize non batonné
Le bleu : Avize Batonné

Ce qui est très amusant dans les dégustations à l'aveugle, c'est qu'une fois qu'on connaît "l'identité" de chaque champagne, on a tendance à revenir dessus et à commenter nos premiers commentaires.
"oui j'ai dit que c'était un peu rustique, mais en fait c'est très complexe dans la rusticité !!".
Mais évidemment, ce n'est plus vraiment recevable ...

Ce qui est sûr tout de fois, c'est que tous ces Champagnes ont été élaboré avec le meilleur du meilleur du moût, c'est-à-dire le coeur de cuvée. Ils sont différents ce qui est une bonne nouvelle et ils évoluent différemment.

Prochaine étape, la même chose, avec un pannel un peu plus étoffé.

mercredi 20 mai 2009

MillésimeS 2004


Jeudi, nous avons profité de la visite de Delphine pour goûter nos millésimes 2004.

Delphine Veissière a fondé il y a quelques années la société la Flûte qui distribue nos Champagnes et quelques autres en Italie.

2004, c'était la première fois que je mettais vraiment la main à la pâte pendant les vendanges. J'avais quitté temporairement mon emploi pour commencer une formation au CFPPA d'Obernai. Et j'étais en stage chez mon père. Bien sûr, j'aurai pu faire mon stage chez quelqu'un d'autre. Mais je crois que ç'aurait été moins formateur, c'est rare qu'un maître de stage donne autant de responsabilités à un stagiaire, je pense.
Je vous raconte tout ça, parce que pour une entrée en matière, 2004 c'était un millésime de choix : il y avait des raisins partout. En 2004, les rosiers auraient bien donné des raisins.

Enfin bref, en 2004 devant l'extraordinaire choix de moût, Papa a décidé de faire une expérience. Ainsi aujour'hui nous avons 4 millésimes 2004 différents, tous des champagnes :
  • un 100% Chardonnay issu de jeunes vignes à Verneuil,
  • un 100% Chardonnay issu de jeunes vignes à Avize,
  • un 100% Chardonnay issu de veille vignes à Avize,
  • un 100% Chardonnay issu de veille vignes à Avize, qui a été battoné en fin de fermentation.
Tous ces millésimes ont été mis en bouteilles en 2005, et pour la première fois mercredi, nous les avons dégustés comparativement en double aveugle.